Une grossesse agréable : c’est possible !

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Une grossesse agréable : c’est possible !

Une des raisons qui m’a poussé à ré ouvrir un blog c’était pour témoigner qu’une grossesse peut aussi bien se dérouler. En effet, en surfant sur le net ou les forums j’avais l’impression que c’était une véritable épreuve de porter la vie. L’épanouissement était donc un vrai mythe au vue de ce que je pouvais lire sur différents blogs. Je respecte bien évidemment toutes celles qui ont des parcours difficiles et longs.  

Je sais que nous sommes dans un espace de partages et que toutes les femmes sont différentes, parfois même les complications sont indépendantes de notre volonté. Mais en tant que novice et ayant de grandes peurs face à la maternité, j’ai longtemps cherché un témoignage, une toute petite expérience qui m’aurait remonter le moral sur cet état inconnu pour moi.

Je ne ferai pas d’articles sur mes trimestres de grossesse parce qu’il n’y a réellement rien à dire, mais si vous avez des questions j’y répondrai toujours avec grand plaisir. J’ai juste voulu faire un tour « global » sur le plan physique de ce que j’ai pu ressentir jusque là et de vous apporter mon petit vécu.

La culpabilité de ne pas avoir de symptômes

Comme je l’ai déjà écrit : je n’ai pas d’amis avec lesquels je peux partager cette grande nouvelle. Dès que j’ai su que j’étais enceinte , la réalité m’a rattrapé comme quand j’ai dû faire ma liste d’invités pour mon mariage : je n’avais personne. Alors, je me suis inscrite sur un forum pour échanger : l’erreur. C’était un lieu où toutes les femmes partageaient leurs angoisses, leurs doutes, leurs diagnostics et certaines écrivaient même en direct des urgences en train de perdre du sang : j’ai dit stop. Je ne comprenais pas tous ses termes  de FC, GEU ou encore OPK, je voulais juste échanger dans la bonne humeur hors ce n’était clairement pas le lieu.

Je suis actuellement dans mon sixième mois de grossesse dans une une semaine je débute le troisième trimestre et je n’ai pas plus de désagréments que cela. Oui, il y a des moments où ce n’est pas la joie mais pas au point de me dire que je n’aime pas cet état.

À force de lire partout qu’il fallait telle ou telle symptôme j’ai cru que j’avais un problème. J’ai d’ailleurs lu, que certaines femmes avaient « besoin » des nausées comme une sorte de signe que le bébé était bien là. Pour moi, il était hors de question de rentrer dans une logique que sans symptôme mon enfant était en danger. C’était partir d’un mauvais pied dans ma grossesse et je ne voulais pas de cela.

Mon ventre à 21 semaines de grossesse où mon bébé faisait  donc la taille d’une mangue (oui je m’amuse beaucoup) ! 

La réaction de mon entourage

Voici à quoi ressemblait les conversations avec ma mère au début de ma grossesse :

« T’es en train de vomir ? T’es pas fatiguée ? Tu as des envies ? »

–  » Rien de rien m’man …. »

Et puis c’était le récit classique sur sa grossesse et son état à elle. Heureusement, que j’ai l’habitude et j’ai appris à mettre de la distance car ce n’était pas à la même époque, nous n’avons pas la même situation (ma mère avait 17 ans moi j’en ai 29) et nous n’avons pas la même cellule familiale (mon père était déjà un grand coureur et il ne m’a pas reconnu). Ce n’est pas mieux c’est juste différent donc pas comparable à mon avis. Je ne souhaite pas que ses gestes soient associés à moi au même âge.

Je ne peux pas prédire la personnalité de cet enfant et je ne pense pas avoir les mêmes attitudes que ma mère dans des situations similaires.

Mes amies de la Réunion quant à elles me posent tous les jours la question pourquoi je travaille encore : parce que mon congé maternité commence que six semaines avant l’accouchement et je n’y suis pas encore et JE ME SENS BIEN ! Parfois, elles me disent même : « il va forcément t’arriver un truc ce n’est pas possible que tu aies une grossesse sans souci ET un bel accouchement ». Merci les filles, vous êtes les meilleures …

Et comme chacune avait eu des expériences très opposées : je ne me retrouvais pas dans leurs propos. J’avais cette impression que ma grossesse ne se déroulait pas « normalement ». Puis, au fil du temps j’ai laissé faire. Cette grossesse aura eu le mérite et bien plus que mon mariage de creuser encore plus le fossé entre mes amies et moi. J’ai compris que nos chemins se sont croisés à un moment donné mais que nous n’avions plus les mêmes affinités. Que je ne pouvais pas aborder librement cette maternité avec elles de manière sincère et libre.

Mon suivi médical

J’ai souhaité dès le départ me faire suivre par une seule et même personne. C’est pourquoi dès la découverte de ma grossesse, j’ai contacté la maternité où je souhaite accoucher pour programmer tous mes rendez-vous jusqu’au neuvième mois. J’ai pris une gynécologue au hasard et coup de chance cela me convient très bien. Ce que je voulais en priorité c’était un bon suivi sur le plan médical et des conseils personnalisés en fonction de mon état. Je ne voulais pas entendre des choses classiques du style : « il faut prendre entre 9 et 12 kgs et même plus au vue de mon gabarit » ou encore « il faut allaiter c’est mieux ». Je voulais que l’on m’écoute et que l’on m’accompagne quelle que soit mes choix.

Au début, j’ai rencontré une sage-femme libérale mais je n’étais pas à l’aise avec toutes les questions très personnelles sur mon ressenti, mes émotions etc. Mon désir était plutôt de savoir si le bébé allait bien et comme je n’avais pas particulièrement de symptômes : je n’avais rien à raconter sur ses toutes premières semaines de grossesse. J’ai donc abandonné rapidement ce suivi qui ne m’apportait rien de plus que ma gynécologue sauf pour ma préparation à l’accouchement (déjà !!!)  que je commence dans quelques jours où là j’ai fait un véritable travail de recherche pour trouver LA perle rare j’en parlerai dans un prochain article.

Pour l’instant je suis satisfaite de mon suivi, les rdv mensuels me conviennent totalement et mes questions ne restent pas sans réponses. Je ne suis pas frustrée face à la prise en charge très « médicale » de ma gynécologue, je lui fais entièrement confiance.

Pour ne pas avoir de regrets, j’ai vraiment été à l’écoute de mes envies et je n’ai pas hésité à changer si cela ne me plaisait pas. La grossesse c’est tout de même une étape intime, intense et unique dans.  La vie d’une femme alors il est primordial de vivre cela au mieux quand on le peut. 

 

2 Commentaires
  • Flora
    17 janvier 2017 à 14 h 56 min

    Tu dois commencer à me connaitre un peu et tu sais peut être que j’ai horreur des « il faut ». Pour moi Il faut respirer et s’alimenter et puis c’est tout.
    Il ne faut pas être malade pour être vraiment enceinte, il ne faut pas que quelque chose aille mal quelque part dans ton parcours… Si tes copines te disent ça c’est tout simplement de la jalousie !
    La vie est ce qu’elle est, on a chacun sa dose de joies et de douleurs qu’on ne peut pas savoir d’où ça tombe. Alors le mieux qu’on peut faire c’est de savourer chaque moment comme il vient. Alors savourer ta belle grossesse sans modération 🙂
    Je t’envie pour ta grossesse idyllique mais j’espère qu’elle continuera à l’être. ça fait du bien d’avoir des histoires joyeuses dans ce domaine là aussi. Et pour la fatigue et les désagréments, ça finit toujours par passer 😉
    Bonne fin de grossesse ma chère.

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