NON il n’y aura pas de « petit » dernier !

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NON il n’y aura pas de « petit » dernier !

J’avais déjà écrit plusieurs article à ce sujet ici et ici mais j’ai voulu réactualisé les choses au vue de la pression de mon entourage (plutôt ma belle famille) en ce moment. Ma fille grandissant nous sommes dans la période de « l’âge d’écart » idéal si je venais à tomber enceinte or ce n’est pas le cas.

Ma fille restera enfant unique sans le moindre doute, regret, questionnement. Tout est clair dans mon esprit et nous sommes sur la même longueur d’ondes avec son père. Le fait d’être sûre de moi, étonne les autres et par réflexe j’ai toujours un commentaire disant que « je finirai par changer d’avis » ou « il ne faut jamais dire jamais ». Et il suffit de peu pour me faire bondir … Pourquoi faut-il (encore en 2018) obligatoirement faire plusieurs enfants (au moins 2 quoi s’il te plaiiiiiit) ?

Nous avons trouvé notre équilibre familial

Notre quotidien n’a pas été chamboulé suite à l’arrivée de notre fille. Nous n’avons pas fait d’aménagement particulier et nous arrivons largement à nous occuper d’elle sans faire appel à une tierce personne. Ce n’est pas la course tous les jours et nous arrivons à nous aménager du temps pour souffler. Cela m’a permis d’ailleurs de penser à une reconversion professionnelle (je vous en parle bientôt de la bonne nouvelle) sans la bousculer et sans changer notre organisation ce qui est fort appréciable. Le trio fonctionne bien, chacun arrive à passer du temps en solitaire et nous avons tous trouvé enfin notre place.

J’entends et je lis souvent des témoignages où des familles trouvent également un équilibre avec une fratrie. Pour ma part, ce n’est pas mon rêve et je serais clairement en grande difficulté. Je sais que je ne pourrai pas tenir s’il faut courir, m’adapter sans cesse et surtout me mettre dans un moule de mère de famille avec plusieurs enfants qui ne me correspond absolument pas.

Je n’ai pas envie de faire des sacrifices par défaut et de changer ma routine de vie. Cela peut paraître déroutant mais j’aime et je suis attachée à mon rythme, à mes habitudes qui seront forcément à revoir si j’avais un deuxième enfant. Pour l’instant, je ne culpabilise pas de ce temps pris pour moi car j’arrive également à en avoir pour ma fille mais il faudrait bien évidemment me « départager » – chose – que je n’ai pas envie de faire dans le cas où j’aurai d’autres progénitures.

Pour ma santé mentale

Franchement cela a été très difficile pour moi d’investir le rôle de mère. Je trouve que l’on minimise souvent cette difficulté des premiers mois en disant que « c’est normal » et que « ça va passer ». Pire encore ceux qui te disent « oui mais moi aussi j’ai souffert et je n’ai rien dit, cela ne m’a pas empêché d’en avoir d’autres ». C’est justement ça la différence avec moi bien avant la naissance de ma fille je n’en voulais plus. Sa personnalité n’a pas déterminé mon choix d’enfant unique. Je comprends que certaines familles ne se voient pas avec un enfant seul mais ce n’est pas pour autant que mon choix entraînera une conséquence sur ma fille.

Je me sens épanouie avec ma famille actuelle, avec mes responsabilités d’aujourd’hui et je n’ai pas besoin de plus. Il ne me manque pas de pièce pour mon puzzle et je ne mérite pas des réflexions désobligeantes par rapport à ce choix. On m’accable souvent en disant que ma fille sera égoïste, elle sera seule, que je ne pense pas à elle etc. Mais c’est avant tout MA décision et j’en assume pleinement les conséquences. Rien ne me garantie que si mon enfant a un frère ou une sœur ils auront une relation fraternelle extraordinaire. Que sa vie sera meilleure à plusieurs.

Parce que c’est mon idéal

Comme vous le savez certainement, l’envie d’avoir un enfant est venue très tardivement. Je ne me suis jamais vue enceinte, avoir des bébés et surtout aimer ce rôle. Cela n’a pas été une envie viscérale et je mesure la chance que j’ai eu d’avoir vécu une grossesse et un accouchement sans la moindre complication. Néanmoins, je ne peux pas penser constamment aux réflexions des autres souvent infondées. Je ne peux pas anticiper sur la réaction de ma fille face à cette décision qui de toutes les manières ne la concerne pas. Je saurai expliquer mon choix si elle en vient à me poser la question sans embarras.

Je n’ai pas à m’excuser pour le fait de ne pas vouloir un autre enfant, ni à « profiter » que je sois fertile pour en faire. Je suis de tout cœur avec celles qui sont dans l’attente, qui perdent tristement parfois ce dont elles ont rêvé et je commente souvent d’ailleurs les articles de mes amies blogueuses à sujet. J’ai parfois la sensation que c’est encore tabou de dire haut et fort que nous ne voulons pas d’enfant ou qu’un seul comme si nous étions des êtres égoïstes et abominables. J’aimerai quand même dire que ça me fait aussi mal la question du deuxième que celle qui sont en attente d’une grossesse car j’ai l’impression que l’on ne respecte pas mon choix et que l’on me juge immédiatement. C’est mon histoire, notre relation avec mon mari, notre famille et c’est ainsi que nous voyons notre avenir. Je ne peux pas faire des enfants au nom de toutes les femmes qui en veulent ce n’est absolument pas envisageable et j’ai le droit d’écrire que cela ne m’inspire pas.

A 20 mois post accouchement, c’est sans doute le « moment » idéal pour lancer les essais mais de mon côté c’est NON il n’y aura pas de « petit » dernier et cela ne changera pas !

22 Commentaires
  • petitsruisseauxgrandesrivieres
    23 novembre 2018 à 10 h 23 min

    C’est très juste ce que tu dis. Personnellement je ne me serais pas vue avec un seul enfant, mais personne ne peut savoir à ta place quel impact aurait une autre naissance sur ton équilibre intime et sur votre relation de couple. Les gens sont facilement indélicats, indiscrets, intrusifs, même sans méchanceté. J’ai lu un très bon article sur le sujet https://fabuleusesaufoyer.com/tu-veux-combien-denfants/

  • sabine
    23 novembre 2018 à 10 h 55 min

    J’ai lu tous les articles du blog mais c’est la 1ère fois que je commente! Merci!!!!!! Je n’en peux plus des « mais tu vas changer d’avis », « c’est triste un seul enfant », « il va s’ennuyer »… Comme j’ai eu une fin de grossesse et un accouchement catastrophe certaines personnes font le lien alors que non, j’ai toujours voulu avoir un seul enfant et mon mari respecte ce choix. donc voilà!

    Merci encore!

  • Charlotte - Enfance Joyeuse
    23 novembre 2018 à 12 h 33 min

    Je suis bien d’accord avec toi, c’est votre choix, il vous revient. Tu n’as pas à t’excuser pour cela. Ca ne veut pas dire que tu n’as pas de compassion pour les couples qui n’arrivent pas à avoir un second ou même un premier. Ca veut seulement dire que vous ne l’envisagez pas pour votre propre équilibre familial. Et ça, personne n’a le droit de le critiquer ou de le remettre en question !!!

  • Marie
    23 novembre 2018 à 15 h 05 min

    C’est votre choix c’est à vous décider et le principale est que vous ayez trouvé votre équilibre familiale !
    Bel article en tout cas !
    A bientôt, Marie
    http://www.bonjoourmarie.com

  • dellephyne
    23 novembre 2018 à 19 h 01 min

    Je ne peux qu’applaudir des deux mains ta franchise. Maman d’un garçon, à 35 ans, quand nous l’avons souhaité, grossesse et accouchement au top, enfant facile depuis toujours (10 ans aujourd’hui), rythme de vie doux et choisi, idéal de vie inchangé ou si peu. Mon fils est joyeux, heureux et n’a jamais réclamé une fratrie. Et nous savons que nous sommes en capacité de lui préparer une belle vie dans ce monde incertain.
    Après « et le deuxième c’est pour quand ? » , tu te heurteras aux préjugés sur les enfants uniques… : égoïstes, couvés, gâtés pourris, etc… Tout est question d »éducation, qu’il soit seul ou en fratrie !
    Comme toi, il me semble, je suis pleinement épanouie en tant que maman, en tant que femme et face à ceux qui me regardent avec des yeux inquisiteurs et septiques quand je dis que tout est parfait, je réponds que le bonheur n’est pas fonction du nombre mais bien de ses envies et de Sa Vie. Aujourd’hui nous sommes toujours aussi heureux, et notre couple toujours unis …

  • fauvamotte
    23 novembre 2018 à 22 h 16 min

    Mieux vaut en avoir 1 heureux que 2 malheureux. C’est bête, mais pourtant tellement vrai! Personnellement, j’en ai 3, et il était inconcevable de faire un enfant unique. Pour autant, mes choix ne sont pas forcément ceux qui vont à tous! Ce n’est pas parce que j’ai acheté une écharpe jaune que tout le monde doit en avoir une! Faites ce que vous voulez tant que vous n’emmerdez personne et que vous êtes heureux !

  • SunHee Moon
    24 novembre 2018 à 12 h 57 min

    Merci pour cet article qui fait du bien !
    Je suis enceinte de mon premier enfant, et pour le moment je ne sais pas si j’en veux d’autres. À première vue oui, mais avec plus de 4 ans de différence, grand minimum. Et peut être que je n’en aura un deuxième que dans 10 ans, ou 15 ans. Ou jamais.
    J’ai l’avantage de n’avoir que 22 ans, cet enfant c’était une envie viscérale. Mais qui me dit qu’une fois que ce sera fait, que j’aurais mon enfant, notre rythme de vie, nos obligations de parents, j’aurais envie de retourner là dedans ? Je travaille déjà avec des enfants à longueur de journée (assistante maternelle oblige), mes désirs de poupons, c’est satisfait. Et ça m’a fait du bien de lire ton article qui donne tout simplement en morale « ne faites que ce que vous voulez, ce dont vous vous sentez capable de faire ». Surtout que la société nous pousse à toujours plus, et toujours moins.
    Pas d’enfant ? Tu changeras d’avis.
    Un enfant ? À quand le second ?
    Deux enfants ? Tu feras bien un petit dernier ?
    Trois enfants ? Famille nombreuse ? Quelle horreur.
    Quatre et plus ? T’as pensé à la « surpopulation » ??!!

    Rien ne va jamais, faisons ce qui nous plait, en accord avec nos principes, nos valeurs, nos envies, nos possibilités, et vivons ! Comme ça a été dit plus haut, mieux vaut en avoir un heureux que deux malheureux !

  • Esthel
    24 novembre 2018 à 19 h 47 min

    Merci pour cet article si bien écrit. Je m’y reconnais alors que… j’ai quatre enfants ! On me demande souvent si « c’est le dernier » et honnêtement, je n’en sais rien ! Je me suis toujours sentie bien avec ma famille telle qu’elle était, que ce soit avec 1, 2, 3 ou 4 enfants. Jusqu’à présent le désir d’en avoir un autre est revenu… mais je ne pourrais pas dire si j’aurai un 5ème ou un 6ème enfant.
    Ce que je retrouve chez toi ou chez moi c’est le fait que d’autres s’immiscent dans ce désir d’enfant, qui est propre au couple, et ça peut être gênant, quand c’est répété. Heureusement j’ai la chance que mon entourage soit très respectueux, mais ça n’est pas toujours le cas !

  • WorkingMutti
    25 novembre 2018 à 11 h 45 min

    De toute manière, quoi qu’on fasse, les femmes et les familles seront toujours jugées. Il y aura toujours la petite remarque laissée comme ça « juste pour rigoler ». Genre sans sa petite réflexion on y avait pas pensé avant … Un enfant ce n’est pas assez, deux du même sexe ça ne va pas, trois c’est un nombre impair, et à partir de 4 c’est un élevage

  • Madame Bobette
    26 novembre 2018 à 15 h 50 min

    Je pense que tu vas encore avoir le droit à ce genre de remarque quelques temps, que ce soit par des proches ou des inconnus. Le principal étant que tu es sûre de toi! Personne ne peut juger les raisons de ce choix, qu’il comprenne ou non! Soyez heureux à 3, c’est bien là le plus important 🙂

  • Stef
    5 décembre 2018 à 12 h 23 min

    Ce qui compte c’est effectivement votre équilibre familial et que chaque membre de votre famille y trouve son compte! Quel que soit le nombre d’enfant, de 0 à la famille (très) nombreuse, les gens se permettent de poser de faire des réflexions et émettre un jugement dans ce qu’il y a de plus intime comme choix… cette indélicatesse est rageante souvent.

    Je rajouterais néanmoins un aspect à cette vision de l’enfant unique (et attention, je ne remets pas en cause votre choix!): je suis moi même enfant unique et tout à fait épanouie aujourd’hui. Il y a cependant un aspect que souvent les parents qui n’ont qu’un enfant ne mesurent pas, c’est le sentiment de responsabilité et de soutien qu’un enfant a envers ses parents à tout âge.
    J’ai beaucoup souffert d’un sentiment de culpabilité, dès l’adolescence, à laisser mes parents seuls pour des grandes occasions… Noël, un de leur anniversaire ou le mien, etc… il y a aussi cette peur de devoir assumer seule à un certain moment un parent vieillissant ou malade.
    Mes parents ont toujours voulu me préserver de ce sentiment en me rendant très indépendante et en essayant de me libérer de cette forme de culpabilité, mais rien n’y fait…
    J’ai discuté de cela avec plusieurs amies, connaissances, dans la même situation et ça revient chez tous. Quand on fait partie d’une fraterie, on peut parfois passer le relais, se partager les choses, ce qui n’est pas le cas en tant qu’enfant unique.
    Voilà, ce petit mot, non pas pour argumenter dans le sens de faire d’autres enfants, mais plutôt un aspect à prendre en compte, peut-être, pour votre petite, de manière à la préserver au maximum de ce sentiment.

  • Meïer
    8 décembre 2018 à 8 h 39 min

    Bonjour
    Je suis soulager de trouver enfin des personnes qui voit les choses comme mon compagnon et moi !!
    J’ai envie que mon fils soit fils unique pour pouvoir en profiter d’avant Et pouvoir faire plein d’activités avec lui ..
    Je croit que la pire réflexion de mes proches est .. « mais si il lui arrive quelque chose tu n’auras plus d’enfants .. » réflexion horrible..
    Je te remercie pour ton blog

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