Ma vie de mère et de femme décomplexée

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Ma vie de mère et de femme décomplexée

Souvent on me demande comment je fais pour vivre avec autant de conviction avec un entourage parfois à l’opposé de ma manière d’être. Soyons clair : je n’impose à personne mon mode de vie, j’essaie toujours de satisfaire tout le monde mais parfois je me pose la question : « pourquoi est-ce à moi de faire un effort » ? Souvent c’est pour éviter les polémiques ou pour ne pas choquer les autres que je me fais toute petite. Et puis un jour, j’ai dit stop, j’ai décidé d’être grande et de vivre ma vie de mère et de femme décomplexée …

Accepter de ne pas plaire à tout le monde

Cela implique parfois que l’on me déteste. Je me heurte très souvent à cette image de femme autoritaire et arrogante. Savoir ce que l’on veut est encore très mal perçu, comme si nous les femmes nous devons constamment  nous retenir et ne pas formuler haut et fort ce que nous voulons. Il y a la politesse que je comprends (on ne dit pas à sa belle-mère que son dessert n’est pas bon) et il y a le fait d’accepter d’encaisser des choses (on peut lui dire non laisser pleurer son bébé ce n’est pas notre truc).

Quand j’ai appris que j’allais avoir un enfant, j’ai réfléchi mûrement à ce que je voulais lui transmettre et il était hors de question d’intégrer les avis des uns et des autres. Mes décisions ne sont pas meilleures mais elles peuvent être différentes. J’essaie de ne pas être une mère trop poule, je lui laisse son autonomie et il n’y a pas de sujets tabous chez nous. Je ne veux pas que la peur lui empêche de faire ce qu’elle souhaite et par dessus tout j’espère qu’elle réalisera tous ses rêves. La confiance en soi est un long cheminement, les enfants imitent inconsciemment leurs parents c’est pourquoi je doute rarement et je vis ma vis avec confiance et courage. On a le droit de pleurer, de lâcher prise mais ce n’est pas un état permanent pour moi. Quand je suis triste ou contrariée je le dis à ma fille et je lui dis aussi que ce sont des états passagers : parfois je vais prendre plus de temps pour m’en sortir mais je m’en sors toujours.

Je suis à l’écoute aussi lorsque mon enfant a besoin de moi. Si elle veut que je la porte : je la porterai, si elle a besoin de mots doux : je lui dirai et enfin je serai toujours fière d’elle. Depuis sa naissance, je ne cesse de lui répéter qu’elle doit faire son chemin sans prendre en compte aucun avis à part le sien, la seule chose primordiale c’est qu’elle y croit le reste n’a pas d’importance pas même ma parole. Faire des choix c’est la partie la plus simple, les assumer est la plus difficile. Ma mère a brillamment réussi a trouvé le bon équilibre entre mes besoins et ses capacités.

Gérer le regard des autres

Pendant longtemps, j’ai été attaché à ce que les autres pensaient de moi. Je faisais rarement de vagues et puis un jour j’en ai eu clairement marre. Je ne pouvais plus être la fille sage alors que je bouillais intérieurement. La naissance de mon enfant m’a définitivement détaché de ce que mon entourage pouvait penser de moi. Pour elle, je devais être celle que j’étais vraiment et ne plus laisser les autres franchir la ligne.

Je suis devenue la vraie moi : franche, un peu sauvage sur les bords mais toujours dans le respect. Je dis les choses avec calme mais je les dis avec conviction. J’ai mon style bien à moi, je sais que souvent on se demande pourquoi je suis toujours tirée à 4 épingles et quel est l’intêret de me maquiller tous les jours. Parfois, je suis même réduite à n’être qu’une fille superficielle alors que le temps passé à prendre soin de moi, je ne le fais pas pour camoufler quelque chose. Cela fait partie de ma personnalité, je suis capable de m’en passer mais j’adore ça et je ne changerai pas.

Évidemment j’ai creusé un trou énorme avec certaines relations voir une rupture totale mais je suis libérée. Je ne me force pas et je ne garde plus tout sur la conscience comme avant pour faire plaisir à certains. Je fais des compromis mais uniquement avec mon mari sinon le reste je ne démords pas même avec ma mère. Les gens qui restent auprès de moi n’ont pas à partager constamment mon point de vue mais ils se doivent de le respecter (silencieusement).

Assumer jusqu’au bout

Mes choix sont le fruit de toutes mes peines mais aussi de toutes mes joies. Je n’ai pas à faire plaisir à qui que ce soit et je ne veux pas que ma fille grandisse en pensant qu’elle m’est redevable de quoique ce soit. Cette année ma première résolution est de vivre pleinement pour moi et ma famille en ne faisant rien à contre cœur. Je l’ai clairement dit à mon entourage de ne pas compter sur moi pour laisser passer des mauvais comportements.

Un jour un enseignant à la fac m’a dit : « si on veut que les choses bougent il ne faut pas vouloir changer les gens il faut changer les règles du jeu ». C’est exactement ce que j’ai fait depuis quelques temps : j’ai arrêté de vouloir que mon entourage comprennent : j’ai fini par ne plus rien à attendre et vivre ma vie de mon côté. Nous sommes responsables de nos paroles et de nos actes  mais nous ne sommes pas responsables de comment les autres les reçoivent.

Comme je l’ai déjà dit ici je n’ai pas peur d’être seule et de poursuivre ma route ainsi si c’est la solution pour rester moi-même. C’est pour moi un aboutissement ultime de me libérer de toutes ses contraintes et de ses conventions qu’il faut avoir dans la société. Je me bats depuis plusieurs années sur ses barrières que l’on construit consciencieusement pour les autres et non pour soi. Je n’ai qu’une vie alors elle m’appartient, j’en fais ce que je veux. Je ne vis pas totalement comme je le voudrai sinon il y a bien longtemps que je serai sur mon île au soleil. Je me lancerai dans ce projet de repartir vivre là-bas un jour peut-être, pour l’instant je suis bien ainsi.

C’est épuisant tout de même de vivre ainsi parce que finalement je me rends compte que très peu de gens osent abandonner sa carapace. Que des schémas sont ancrés et qu’il est difficile d’en sortir. Mais pour moi, cela vaut le coup de se débarrasser de ses complexes, de ses doutes et de ses hésitations. La vie est bien trop courte pour laisser les autres vous envahir.

10 Commentaires
  • Maman Sur Le Fil
    25 janvier 2018 à 9 h 15 min

    Encore un beau billet, plein de franchise, d’authenticité et de toi… Je fais partie de ces personnes qui ont été élevées dans l’habitude de ne pas faire de vague, de faire en fonction du regard des autres, etc… J’y travaille au quotidien mais c’est une lutte continuelle et c’est parfois épuisant d’aller contre nature !
    Clairement, je pense que tu es dans le vrai mais la société est encore bien trop limitante à mon goût…
    Ta fille a de la chance de t’avoir pour modèle !

    Bises
    Virginie

  • Picou
    25 janvier 2018 à 17 h 26 min

    Encore un bel article dans lequel on reconnait ta patte farouche et déterminée! Je crois que tu as bien raison, d’autant plus que tu soulèves envisager tout ça avec raison, sans fermer complètement la porte au dialogue. Rester ferme ne veut pas forcément dire être désagréable!

  • MissBrownie
    26 janvier 2018 à 12 h 15 min

    Le portrait que tu brosses de toi m’intrigue. Je ne connais pas ton blog depuis assez longtemps pour savoir quels sont tes avis tranchés qui peuvent faire fuir les gens.
    Je suis quelqu’un d’assez têtue qui sait ce qu’elle veut, néanmoins je respecte les avis et choix des autres et j’essaie toujours d’arrondir les angles.
    Si j’ai peu d’ami(e)s, c’est un choix de ma part. Je suis une solitaire. Malgré tout, j’aime les gens … à petite dose … et je choisis mes ami(e)s avec soin.

  • Marie
    28 janvier 2018 à 10 h 14 min

    ou bien palé! comm on dit! tu as eu la mm résolution que moi! Penser à toi avant de penser à ce que dira les autres

  • Maman Pavlova
    30 janvier 2018 à 15 h 37 min

    On pense sensiblement pareil ,depuis que je devenue maman je n’ai que faire de l’avis des autres, des jugements, des mamie Josette qui savent mieux que moi …
    j’ai d’ailleur revue a la baisse mes amies et n’est gardé que celle qui partage ma philosophie de vie …

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