Cette place d’aînée que j’ai détesté …

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Cette place d’aînée que j’ai détesté …

Ce billet traîne en mode brouillon depuis des mois. Je n’ai pour ainsi dire pas eu le courage de le poster car c’est une blessure assez intime encore un peu ouverte et dernièrement j’ai lu cet article sur le blog de Die Franzoesin  qui m’a interpellé alors je me lance. Je livre aujourd’hui une part réelle de ma vie, de mon histoire, dont je n’ai quasiment jamais ouvertement parlé à qui que ce soit. Mes amies les plus proches savent et ont vu tout au long de mon enfance cette souffrance mais elles n’ont jamais soulevé le problème vu que je ne faisais rien voir au quotidien.

Ce blog est un espace où je parle de tout sans tabou et avec franchise : la vie n’est pas toujours belle je ne vais pas vous faire croire cela. Je souhaite tout d’abord dire que ma mère et moi nous avons une relation très fusionnelle mais parfois très compliquée. J’ai appris à faire avec, à ne prendre que le meilleur et à jongler avec des moments de flottements nécessaires.
C’est une maman très présente mais qui peut disparaître à tout moment sans trop d’explications alors depuis que je suis adulte je n’ai plus d’attentes particulières.

Pour moi ce fut donc la totale : je suis la première et seule fille de mes parents et la première petite-fille de ma grand-mère maternelle. Je suis longtemps restée seule en tant que fille car je n’ai eu que des cousins pendant une longue période. Donc j’étais quasiment la première partout avec les exigences qui vont avec.

Quand on est petit on ne se rend pas vraiment compte ce que cette place engendre. La responsabilité que nous avons sur les épaules lorsque nous devons faire des choix plus tard dans notre propre vie. J’étais et je le suis encore une enfant très obéissante et j’ai toujours eu le souci de bien faire même quand cela m’énerve au plus haut point. Je crie, je râle mais n’importe quelle personne que j’apprécie profondément peut compter sur ma loyauté. 

Parce que j’étais la première et qu’il fallait donner l’exemple. Ce n’est pas un rôle que l’on m’a attribué mais c’est un rôle que j’ai pris parce que les épreuves de la vie font que je n’ai pas eu le choix. J’ai toujours pensé que si je faiblissais : tout le monde faiblirait par la suite.

Dans notre culture, ce rôle est encore plus accentué car l’aîné est une personne que l’on respecte et que l’on écoute très attentivement. Que l’on veuille ou non. C’est comme ça et pas autrement. C’est une parole très sacrée, très peu remise en cause et pour nous qui endossons ce statut de plus grande ce n’est pas évident à gérer.

C’est tout de même une responsabilité d’avoir un frère ou une sœur. Pour ma part, je suis toujours très exigeante avec lui. Et nous n’avons pas une relation très fraternelle et bienveillante. Je ne le vois quasiment jamais, il ne répond que très rarement à mes invitations et même pour mon mariage en tant que témoin je ne l’ai vu que le jour J … J’ai plutôt été une seconde mère qu’une sœur complice comme j’aurai voulu l’être. Je vois même dans les émissions comme «Super Nanny» elle dit toujours au plus grand « tu es le plus grand : tu dois donner l’exemple ». Oui mais si on n’a pas envie on fait comment madame ?

Alors cette place d’aînée pourquoi l’ai-je tant détesté ?

Mes épaules parfois trop fragiles

Être l’aînée ce n’est pas un rôle évident car on commet parfois des erreurs qui sont moins pardonnables, qui sont plus visibles par notre entourage … On nous attend au tournant parce que l’on espère tellement un sans-faute mais ce n’est pas du tout le cas.

Parfois, nous ne sommes pas l’enfant espéré, nous  faisons des choix opposés, nous prenons des décisions hâtives qui nous réussissent … ou pas. J’ai clairement passé mon adolescence à faire des choses d’adulte. Je n’étais ni en boîte, ni avec ma bande de copines, je n’ai pas profité de ma jeunesse comme je l’aurais voulu le faire. Ma mère m’a toujours traité comme une adulte, je n’ai jamais eu cette part d’insouciance, ses moments d’enfance pleins de douceur où je ne pensais à rien. Quand parfois je vois les photos Instagram où les mamans amènent leurs enfants à l’école : je trouve cela beau. Pour ma part, j’ai appris très tôt à y aller toute seule et par la suite à y déposer mon frère. L’avantage c’est que j’ai étais très autonome et indépendante jeune. Mais il y a des jours où j’aurai aimé ne pas avoir à gérer mon frère, à avoir cette responsabilité du haut de mes 11 ans. Je me rappellerai toute ma vie de ce jour où mon frère a fugué de l’école. Mes parents venaient de se séparer, c’était une période très difficile pour lui et ce matin-là je l’ai déposé. C’était moi qui l’avait déposé et il est parti : j’étais inévitablement responsable. Ce fut les heures les plus longues de ma vie, à attendre que l’on retrouve mon frère sain et sauf. Tout est rentré dans l’ordre mais cet événement me marquera à jamais … en tant que sœur et en tant que femme.

Cette trop grande différence d’éducation :

Il est clair qu’entre mon frère et moi le fossé est immense pour deux raisons : c’est un garçon ET c’est le petit dernier. Dieu sait que même des années plus tard notre différence se creuse de plus en plus à part notre ressemblance physique on aurait pas dit que nous avons la même mère. Là où elle a été intransigeante avec moi notamment pour l’école mon frère au contraire a eu clairement la belle vie. Aujourd’hui encore elle se sacrifie toujours pour lui alors qu’il a 25 ans, elle ne reste pas fâchée longtemps et lui fait la morale pour des choses très futiles.

Et c’est évidemment difficile de voir que tous ce qui m’a été refusé et à présent accepté pour lui même au delà mais je n’aborde plus le sujet puisque pour eux c’est tout à fait logique. Ils ont toujours eu ce truc en plus, ce lien insaisissable que l’on dit souvent entre une mère et son fils. Ce fut très excluant pour moi et c’est pour ça aussi que je n’aime pas les clichés de « fille à papa » ou « fils à maman ». Car dans mon cas n’ayant pas de relation avec mon père je me suis longtemps sentie la fille à personne.
Vous savez à quel point je déteste ses clichés, pour moi un enfant qui grandit dans un environnement sain n’a pas avoir une préférence pour l’un de ses deux parents. C’est absurde de dire que selon son sexe et sa place il aura un lien plus fort avec son père ou sa mère. Cette idée-là, a pourri mon enfance et a terni mon image de la famille.

Lâcher prise quand on devient mère

C’est de là qu’est né mon non désir de donner la vie et surtout de n’avoir qu’un enfant unique si je changeais d’avis. C’est réellement une question de vie ou de mort pour moi : je ne tiendrai pas avec plusieurs enfants. Ce n’est pas juste une futilité, une décision bancale qui pourrait évoluer : c’est un choix clair et définitif. C’est au-dessus de mes limites, c’est un choix qui ne concerne que puisque mon mari est aussi d’accord avec cela. Je ne pense pas élever ma fille comme une enfant gâtée, j’essaie de lui transmettre au mieux les valeurs importantes mais ses choix lui appartiennent.

Je respecte comme d’habitude le choix de chacune d’entre vous à agrandir leur famille, à vouloir un deuxième pour diverses raisons mais pour moi en avoir un seul m’a demandé la plus profonde des réflexions.  Je commente volontiers tous vos articles sur le sujet. Parfois certaines me répondent que je changerai d’avis mais il n’en est rien. Ma fille est l’une des plus belles choses que j’ai, chaque jour avec elle est un cadeau mais l’avoir eu n’a fait que confirmer cette idée d’enfant unique : la maternité ce n’est pas pour moi !

Être l’aînée c’était mon premier rôle. C’était un beau cadeau. J’ai eu le droit de choisir le prénom, de l’amener avec moi partout ou encore de jouer avec lui. Je n’imagine pas ma vie sans lui, parce que c’est un petit bout de moi mais c’est un rôle parfois difficile à assumer, difficile à construire aussi pour un enfant qui n’a peut-être rien demandé.

Je ne changerai rien de ce que j’ai vécu mais pour ma famille à moi, je vois les choses autrement. Je suis disposée plus tard à lui expliquer ce choix si elle en vient à me poser des questions car je suis toujours en accord avec ce que je décide. Je fais rarement des choix sur un coup de tête et quoiqu’il en soit j’en assume entièrement les conséquences …

22 Commentaires
  • Die Franzoesin
    5 octobre 2017 à 7 h 50 min

    J’attendais cet article avec impatience et ouahou je ne suis pas déçue… Je ressens beaucoup de tristesse pour toi car même si tu as grandi avec on sent à quel point tout cela a été difficile pour toi. Mais c’est aussi une belle leçon pour moi qui ait désormais une fratrie, pour ne pas commettre certaines erreurs et notamment ne pas responsabiliser trop tôt le plus grand. Je vais garder cet article précieusement dans un coin de ma tête, merci !

  • MamanDe4
    5 octobre 2017 à 8 h 51 min

    Je constate toujours que la position dans la fratrie a un rôle déterminant.. ce n’est pas facile pour les enfants qui le ne choisissent pas. Sans mettre de pression sur mes enfants sur leur rôle, j’entends régulièrement mon fils aîné me dire qu’il aurait préféré ne pas être l’aîné. Maintenant je pense que c’est bien de l’exprimer, de mettre des mots sur ce que l’on pense, comme tu viens de le faire. Tu as réussi à construire avec te petite famille la toi et c’est énorme. Ta fille n’en sera que plus forte aussi je pense.

  • Azylis
    5 octobre 2017 à 10 h 00 min

    Je suis aussi l’aînée, sauf que derrière moi, ils sont trois. Une fille et deux garçons.
    Au final, j’ai 7 ans de différence avec mon plus petit frère.

    Je me reconnais dans ce que tu dis, surtout le côté « tu es l’aînée, montres l’exemple ». J’ai ce côté très raisonnable, très sage, je n’ai jamais fait de folie. Adolescente j’étais déjà très « adulte ». Ma soeur a 2 ans de moins que moi, c’est la rebelle (enfin le mot est fort mais par rapport aux 3 autres disons). Elle sort beaucoup, fait la fête, c’est la créative. Mes frères ont chacun leur caractère. Le 3e est un peu écrasé au milieu. Et le petit dernier bah c’est le petit à maman.
    Donc oui c’est dur d’être la méchante qui dit fais pas ci fais pas mais qui a peur des engueulades et des tensions si les autres font des bêtises.

    J’aurai adoré avoir un grand frère ou une grande soeur. A la place, j’ai eu ce que mon psy appelle le schéma des idéaux exigents. Pression constante, gestion difficile de l’échec,..

  • Maman Sur Le Fil
    5 octobre 2017 à 10 h 07 min

    Je comprends mieux ta certitude de n’avoir qu’un enfant. Ton billet est hyper touchant car derrière tes airs de ne pas y toucher, derrière ce caractère bien affirmé, ces décisions tranchées et ce franc-parler, se cachent bien profond (ou pas d’ailleurs) des blessures… Je suis aussi l’aînée avec un écart d’âge assez important (6 ans) mais mes parents ne m’ont jamais fait porter le rôle que ta mère t’a fait porter… cela a du être très compliqué à gérer pour toi et on sent que tout n’est pas digéré encore…

    Je te souhaite sincérement que tous ces sentiments un peu tristes s’apaisent avec le temps, que ta merveilleuse fille t’apporte une certaine sérénité face à tout ça !

    Plein de réconfort

    Virginie

  • Cendra
    5 octobre 2017 à 12 h 30 min

    Concrètement je ne suis pas l’ainée mais j’ai été traitée comme si je l’avais été: je suis la seule fille et mon grand frère n’est pas un exemple de responsabilité et de sérieux, alors c’est sûr moi que l’on a toujours compté et que l’on continue de compter d’ailleurs. Alors je comprends aussi tes difficultés. Je me bats sans arrêt contre ces « devoirs » que l’on fait porter aux enfants. Non, l’ainé n’a pas à donner l’exemple, il a le droit de se tromper autant que les autres et non, il n’a pas à être responsable de ses petits frères et soeurs, il est l’enfant, pas le parent! Qu’est ce que ça m’agace! Alors nous nous efforçons chaque jour pour que notre premier fils ne se sente pas sous une quelconque pression.

  • picou
    5 octobre 2017 à 14 h 30 min

    Qu’il est dur à lire, ton article…Il est très bien écrit, évidemment, mais quelle peine je ressens pour toi à te lire, on sent le poids que cette situation a représenté sur ta vie. Si je peux me permettre – et je ne peux ni ne veux porter de jugement sur ces simples lignes que tu as écrites – j’ai aussi l’impression qu’au delà de la place d’aînée, il s’agit surtout d’un souci sur l’éducation que tu as reçue, le manque de chaleur, d’encouragement, de reconnaissance et d’accompagnement.
    Je trouve ça très dur à lire, car c’est tellement à l’antipode de l’éducation que je voudrais donner à mes filles…Je n’impose jamais, je crois, de pression à ma grande, du fait de son rôle d’aînée – elle n’a rien demandé, c’est la vie qui l’a mise à cette place, et ça ne lui enlève en rien le droit d’essayer, d’échouer ou de briller. J’essaie autant que possible de donner une éducation égalitaire à mes filles, et de leur donner la place qu’elles ont – celles d’enfants, en développement. Je trouve ça terrible que tu aies eu une telle pression (je pense aussi que malheureusement, comme dans de bien nombreuses familles, c’est surtout la différence de sexe et la valorisation du garçon, qui explique aussi beaucoup de choses). Je comprends tout à fait ton raisonnement pour un enfant unique, tu n’as d’ailleurs aucunement à t’en justifier ; je trouve ça admirable que tu t’ouvres à nous aussi largement, et je sais une chose…en tant que parents, nous faisons tous des erreurs. Mais rarement celles de nos parents. Et je suis sûre que tu aurais su gérer cette situation avec ta fille, même si tu avais eu d’autres enfants,

  • Pititefleur
    5 octobre 2017 à 15 h 18 min

    On sent que c’était un article qui te tenait à cœur.
    C’est excrément intéressant ce que tu dis et cela montre une fois encore comment chaque éducation et chaque enfant est différent.
    Je suis la première ravie d’avoir une sœur mais comme c’est ma jumelle cela a des avantages et des inconvénients. Après ma sœur et moi avons la chance que notre maman a beaucoup souffert d’une différence avec son frère aîné du coup elle fait très attention à cela encore aujourd’hui.
    Mon mari est fils unique et nous avons vu les inconvénients mais comme tu le dis c’est un choix familial comme d’avoir 2, 3 ou 10 enfants. L’important c’est qu’il vous convienne à tous les deux.

  • Wonderful Blond Girl
    6 octobre 2017 à 7 h 12 min

    Hello, je comprends tellement ce que vous voulez dire, moi aussi je l’aînée, j’ai 2 petites soeurs qui ont 2 et 4 ans de moins que moi. J’ai aussi toujours détesté cette phrase « tu es l’aînée, tu dois montrer l’exemple » c’est difficile d’être un exemple quand on en a pas soit même puis une grosse responsabilité que tous les enfants ne sont pas capables d’endosser. Je comprends d’autant plus la pression que cela peut mettre dans une famille monoparental. Quand ma mère est décédée (j’avais 16 ans), j’ai presque dû prendre son rôle et c’est pourquoi je suis aussi très exigeante avec mes petites soeurs. Néanmoins cela à fait de moi une personne très responsable, loyal et consciencieuse mais malheureusement peut-être trop autoritaire. À bientôt 🙂

  • Madame Lavande
    6 octobre 2017 à 12 h 58 min

    J’ai la même place que toi dans ma fratrie : je suis l’ainée et j’ai donc un petit frère. Pourtant, même si je me rends compte que moi aussi j’ai plutôt eu le rôle du « modèle » et cette pression de bien faire, je ne l’ai jamais ressenti comme un poids, bien au contraire, c’était une motivation. Si je pouvais choisir, je garderais sans hésiter cette place d’ainée, justement parce que j’ai eu le sentiment d’avoir vraiment le choix de ma voix : personne n’était passé avant, il n’y avait donc pas de modèle. Je ne dis pas que mon frère n’a pas eu le choix, mais je pense qu’il a toujours souffert, notamment dans sa scolarité, d’être passé après moi. Je ne compte pas le nombre de profs qui nous ont comparé, lui le garçon remuant et qui faisait volontiers le clown et moi la fille calme qui réfléchissait 10 ans avant de faire quelque chose !
    Pour en avoir discuté avec lui, je sais que ça lui a pesé.
    La différence est moins flagrante avec nos parents, nous nous entendons bien tous les deux très bien avec nos parents, même si je suis peux-être un peu plus démonstrative que lui.
    Et j’ai l’impression que finalement la différence entre ton vécu et le mien se situe plus dans notre relation avec nos parents que dans notre place d’ainée. Et d’ailleurs, pour rebondir sur la question des enfants, c’est justement parce que j’ai aimé cette place d’ainée que j’ai envie de faire de ma Biscotte une grande sœur. Je crois que je culpabiliserais beaucoup de ne pas y arriver. (Ceci dit, je ne cherche pas à te convaincre de quoi que ce soit hein, je pense que cette question est entièrement personnelle et dépend du vécu et du ressentit de chacun. Je comprends d’ailleurs tout a fait pourquoi tu fais ce choix là, et j’aurais sûrement songé à faire le même si j’avais été à ta place)

  • Mamansem
    8 octobre 2017 à 18 h 25 min

    Ton billet est super touchant et je comprends cela parfaitement. Je suis la 2eme d’une grande fratrie. Et lors d’un échange avec mon ainée, elle m’a partagé ce sentiment d’être celle qui devait montrer l’exemple, le fait que ses échecs étaient montés en mayonnaise pour nous montrer ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Pendant notre jeunesse, je l’ai tellement vu en proie avec cette position-fardeau que j’y fais très attention avec mes 3 filles. Je me refuse à faire de la 1ère « celle qui donne l’exemple », la 2émé « celle qui a du mal à trouver sa place » et la 3ème et dernière « celle à qui on cède tout ». C’est vrai qu’en tant que parent de fratrie, il est important de ne pas faire du transfert de responsabilité vers les aînés. J’aime voir le verre à moitié plein, et je vois que cette place a fait de toi une personne forte et entreprenanante. J’ai appris de la vie que toute épreuve, même si on aurait aimé ne pas les vivre, sers à nous forger. A bientôt

  • Madame Bobette
    10 octobre 2017 à 15 h 04 min

    Ton article m’a beaucoup émue. Je suis aussi l’ainée mais je n’ai jamais ressenti tout ça. Ce que tu décris me touche beaucoup et je peux comprendre ton choix d’enfant unique mûrement réfléchi. Ton article va clairement me faire réfléchir sur ma façon d’élever mes enfants lorsque petit 2 nous rejoindra. C’est une belle leçon que tu nous donnes et qui fera sûrement avancer plus d’une maman 🙂

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