Mon enfant, son rythme et … moi

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Mon enfant, son rythme et … moi

Ma fille a donc 4 mois et elle rentrera à la crèche dans quelques jours. Il était donc important pour moi qu’elle soit autonome sur certains points notamment le coucher. Comme c’est un bébé qui pleurait beaucoup, je ne voulais pas la brusquer, j’ai donc demandé conseils au pédiatre lors d’une visite mensuelle. Cette dernière m’a répondu qu’à partir de 3/4 mois on pouvait mettre en place un rituel, les faire dormir à heure fixe et les habituer à s’endormir seul. Par contre il était hors de question que je laisse ma fille pleurer si elle n’était pas réceptive : je n’insisterai pas.

J’ai voulu profité de cette période où j’étais son univers, où elle pleurait juste pour un câlin car déjà je note une pointe d’indépendance comme sa maman.

J’ai été élevé ainsi avec autonomie, ma mère m’a toujours appris à tout faire pour que je puisse me débrouiller si elle venait à s’absenter. J’ai été très à l’aise avec cette éducation et c’est ce que je souhaite à présent transmettre à ma fille.

Je tiens tout de même à souligner la grande implication de mon mari qui n’hésitait pas à prendre le relais afin de l’accompagner au mieux. Nous étions d’accord sur le moment et sur les méthodes que nous souhaitions mettre en place avec elle. Je ne suis pas une experte, ni une professionnelle de la santé, je partage juste mon expérience personnelle car ce n’est pas simple ce moment où tu dois laisser ton enfant se débrouiller seul.

Le bout du tunnel

Comme tu le sais, ma fille a énormément pleuré les 3 premiers mois de sa vie à un point où nous étions au bord de la dépression. Bref, le jour de ses 3 mois tout s’est arrêté net. Comme par magie : plus de coliques, plus de pleurs du soir, plus de gaz, plus rien. Nous étions très heureux de sortir de cette période et c’est avec étonnement que nous avons découvert un bébé très calme et toujours très éveillé. On en parle aujourd’hui en rigolant mais honnêtement ce n’est pas une période que souhaitons revivre tellement elle nous a marqué (et traumatisé).

Je pensais qu’elle ne serait absolument pas réceptive et à mon grand étonnement elle a accepté très rapidement de s’endormir sans mes bras. C’était donc le bon moment pour elle aussi qui n’a plus jamais voulu s’endormir au creux de moi. Cela s’est donc fait sans heurts, elle pleure toujours un peu au moment du coucher mais cela dure 15 minutes grand maximum. Cela n’a rien à voir avec les grandes eaux du début !

Je rassure donc les mamans, il y a une lumière au bout du tunnel. Parfois la route est longue mais le quotidien est facilité au fur et à mesure que bébé grandit. Sur le coup, cela peut paraître très long d’attendre mais les évènements s’enchaînent très vite après maintenant ma fille s’amuse à sortir du transat …

L’importance de la conviction et de la coordination

Je crois que si nous ne sommes pas prêts à laisser notre bébé cela ne fonctionnera pas. Au début, je restais des heures après qu’elle soit endormie juste « où cas où » alors qu’il ne se passait rien de spécial. Ou encore j’étais anéantie face à ses larmes j’en ai donc parlé à mon mari et nous avons convenu d’un « accord » : je la couchais et c’est lui qui y allait si elle pleurait. Je fus donc soulagée car ses larmes se séchaient rapidement par papa.

Et chaque soir, nous avons répété les mêmes gestes sans faillir et depuis ce jour elle dort seule comme une grande. Nous avons confiance en elle et nous sommes fiers, c’est ce que nous lui disons avant de dormir afin qu’elle ne l’oublie pas. Au début, je restais près d’elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme puis petit à petit je raccourcissais ce moment.

J’ai attendu d’être sûre de moi pour mettre en place cette routine car non seulement je suis heureuse d’avoir retrouvé mes soirées mais surtout je suis ravie que la transition s’est faite sans la moindre crise. Mon mari a été d’une grande aide, il n’hésite pas à se lever pour aller voir sans jamais hausser le ton toujours dans le calme et la douceur.

 Ma (petite) part de responsabilité

J’ai observé pendant quelques jours mon enfant afin de bien cerner ses moments de fatigue et d’éveil. Ainsi, je pouvais anticiper au mieux ses besoins en matière de repos et éviter les pleurs d’épuisement qui, une fois commencés sont assez difficiles à calmer.

Je lui expliquais toujours le rituel pour qu’elle comprenne que l’issue serait le coucher quoiqu’il arrive. La routine du soir étant la suivante bain, biberon, une heure de digestion, pyjama et au lit. Vers le début de son 4éme mois nous avons introduit une histoire à lire nous le faisons à tour de rôle avec mon mari. Quand je quitte la chambre elle est encore réveillée, pas toujours fatiguée mais je lui explique qu’il faut dormir parce que c’est l’heure. Je suis contre l’idée d’attendre qu’elle soit épuisée pour dormir la nuit, pour moi il fallait qu’elle puisse se coucher calmement et qu’elle n’associe pas le sommeil avec la fatigue obligatoirement. Un bébé de son âge a besoin de repos c’est normal de dormir.

Je ne sais pas si c’est grâce à cette nouvelle routine mais ma fille a mieux dormi et a commencé à faire de longues nuits. Elle se lève au moins une fois mais se rendort à l’aide de la sucette ou si l’un de nous la rassure. 

Pour les siestes de la journée, j’ai été moins rigide car tous les enfants sont différents mais je voyais qu’elle préférait faire une longue en fin d’aprés-midi / début de soirée et du coup elle dormait mal la nuit. À présent , je lui fait faire sa grosse sieste aprés le déjeuner et une petite sieste vers 17h30 cela lui convient parfaitement.  Je n’ai pas non plus adopté la méthode qui consiste à attendre quand elle pleure : je sais différencier quand c’est une fausse alerte ou pas. Je ne vois pas l’intérêt de faire patienter ma fille si elle ne se sent pas bien.

Ce fut un sacré cap pour nous, on a pu retrouver un quotidien plus calme et serein. Mes nuits rythmées par les biberons : plus jamais ! Me réveiller pour une sucette ça passe mais devoir refaire le lait, le rot et le coucher : c’est fini et c’est un grand soulagement. Mine de rien, savoir que son bébé a plus ou moins le même rythme que nous est plus agréable pour planifier les choses surtout qu’elle a commencé la diversification alimentaire. Il y a bien eu deux jours de rechute quand nous sommes partis en vacances (elle s’est réveillée à 5h) mais ensuite elle a repris son rythme. Avec la crèche cela ne change pas grand chose car elle se réveille à l’heure où il le faut, alors il faudra juste que je sois prête avant.

Si vous avez des questions plus précises sur mon rituel, j’y répondrai avec plaisir en commentaires en sachant que je me suis adaptée à ma fille et à ses besoins avant tout. C’est un choix personnel que j’ai fait de l’habituer ainsi le plus tôt possible, je conçois que d’autres maman attendent plus longtemps avant de laisser leur bébé.

8 Commentaires
  • Pititefleur
    21 août 2017 à 10 h 13 min

    Je suis contente de lire cet article !
    Je m’estime déjà chanceuse, la norme chez nous c’est plutôt les nuits de 9-10h et occasionnellement des réveils mais jamais plus d’un et toujours pour manger.
    Par contre, on peine un peu à la faire dormir la journée même si chez mes parents j’ai commencé à identifier un rythme. Mais elle a beaucoup de mal à rester endormie sans emmaillotage !
    Mais bon comme dit ma mere, elle est encore petite elle n’a que 2 mois et demi !
    En tous les cas je retiens tes bons conseils et je viendrais raconter comment cela se passe.

  • Amélie
    21 août 2017 à 12 h 28 min

    Bravo, quelle équipe vous faites avec ton mari ! C’est super d’avoir trouvé le rythme qui vous convient ! Ici à 7 mois, bébé se s’endort pas seul mais je l’allaite alors c’est un peu différent, il s’est toujours endormi au sein… Perso, ça ne me dérange pas, sauf quand c’est trop long, qu’il s’énerve, dans ce cas le papa prend le relai et parfois les bras seuls fonctionnent. Par contre, posé dans le lit comme toi ça ne marche pas alors on attend qu’il soit prêt et en attendant on suit 🙂

  • Maman Sur Le Fil
    21 août 2017 à 18 h 07 min

    Merci pour ce retour d’expérience ! Il n’est jamais évident de trouver le rythme qui convient à ses Enfants Sans entraver tout le reste…

    Ici aussi, l’endormissement de notre première fut compliqué voire épique les premiers mois, mais les nuits étaient sereines…
    Ce fut l’inverse pour notre 2eme…

    Bonne reprise à toi

    Virginie

  • Madame Bobette
    22 août 2017 à 15 h 52 min

    Ce n’est pas facile de trouver ce rythme qui convienne à bébé mais aussi à toute la famille et ton expérience permet de nous faire réfléchir sur nos pratiques.
    Quand j’y repense, Tess a vite fait ses nuits: vers 6 semaines, avec bien sûr quelques réveils tétines de temps en temps. A ce moment là, on a commencé tout doucement à sortir la tête de l’eau! Ouf car on est des gros dormeurs ici ^^
    Et puis le temps est passé et elle a vraiment pris un rythme vers 3 mois. Du coup, comme toi, mais sans le vouloir vraiment, on a mis en place quelques rituels pour que le soir se passe toujours de la même manière. Mais à l’époque, je ne lui faisais pas confiance… Et j’ai eu beaucoup de mal à lui retirer le 5ème biberon de peur qu’elle ne fasse pas sa nuit. Ainsi, systématiquement, tous les soirs, elle dormait avec nous dans le salon dans son berceau jusqu’à 23h/minuit ou on allait nous coucher et où on en profitait pour lui proposer un dernier biberon. Avec le recul, je pense que je ne ferais pas pareil et que ce dernier biberon, je l’aurais supprimer bien plus tôt. Du jour où on l’a couché vers 20h30/21h dans son lit, elle s’est endormie seule sans rien dire et pour toute la nuit… Comme quoi, pour trouver son rythme, il faut vraiment que tout le monde soit prêt!

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