Ma fille, son métissage et … les autres.

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Ma fille, son métissage et … les autres.

Si il y a bien quelque chose qui m’effraie aujourd’hui c’est cette violence ordinaire qu’il existe encore parce que l’on a pas la bonne couleur de peau.

Oui, je dis « bonne » car en tant que femme noire, dés mon arrivée en métropole j’ai essuyé des propos racistes à chaque moment de ma vie et cela n’a pas été de tout repos. Pour certains c’est sans doute drôle ce flot de clichés sur notre couleur de peau mais à la longue c’est devenu lassant.

C’est ici que j’ai pris conscience que j’étais noire et que dans la plupart des domaines c’était un handicap. Au début cela m’a blessé : je n’avais pas saisi la portée de la chose et au fil des années je me suis rendue à l’évidence : il va falloir jongler avec. Je ne compte plus les entretiens d’embauche où les employeurs me demandaient comment on peut être noire avec autant de diplômes (du vécu) ou encore être noire et être propriétaire d’un bel appartement (nous je n’ai pas grandi dans un bidonville et j’aime les belles choses).

Quand je suis tombée enceinte, ce fut une angoisse cette double culture, ne sachant pas comment transmettre ce qui me tient à cœur sans pour autant songer à la question de la couleur de peau. Puis ma fille est née …

Oui c’est mon enfant !

Depuis que je suis maman, c’est un autre combat que je mène chaque jour : le métissage. Ma fille est issue d’un couple mixte et dès la naissance elle a donc eu la peau claire. Ce fut le commencement. À partir de là, j’ai essuyé des réflexions sur le fait qu’elle ne me ressemble pas. Quand on accouche c’est toujours LA question que tout le monde te pose : il ressemble à qui ce bébé ? Manque de bol le mien impossible de le dire et aujourd’hui encore à part les mimiques de son père ou de sa mère elle ne ressemble pas trait pour trait à l’un de nous deux.

Les phrases du style : « ah mais elle est blanche » ou encore « elle n’a pas tes cheveux frisés » m’énervent au plus au point car je n’ai demandé l’avis de personne et je confirme qu’elle est bien sortie de moi. Je me souviens d’une phrase de ma belle-mère – c’est une femme que je respecte mais parfois elle fait preuve d’une grande maladresse – qui en voyant ma fille avec les yeux bleus en sortant de la maternité s’est félicitée « qu’elle ait au moins quelque chose d’elle dans ce mélange ». Que les choses soient claires je n’ai pas besoin de reconnaissance physique pour l’aimer comme ma fille. Je ne souffre pas parce qu’elle a les cheveux raides de son père ou le front de ma mère.

C’est agaçant à chaque fois qu’un membre de ma belle-famille voit ma fille : c’est systématique j’ai droit à une petite phrase soulignant l’absence d’un trait physique de sa mère.

Tu es métropolitaine ET réunionnaise

C’est vraiment difficile de faire accepter mes coutumes ici et de faire comprendre aux autres et parfois même à mon mari que ma fille est aussi réunionnaise. Lors de mon mariage, j’avais quelques petites traditions qui me tenaient à cœur et certains membres de ma belle famille n’ont pas saisi l’importance pour moi et n’ont absolument pas respecté mes souhaits pour MON jour.

J’ai décidé que pour ma fille, je ne me laisserai pas faire car il est important que je lui fasse découvrir ma culture – sa – culture aussi et surtout qu’on apprenne à respecter mon patrimoine. Le métissage c’est la force de deux univers différents avec lesquels il faut composer au quotidien sans que l’un prenne le pas sur l’autre. Et ce n’est pas gagné. Je trouve que parfois les gens ne mesurent pas la manque que l’on peut ressentir tous les jours dans un environnement qui n’est pas celui dans lequel on a grandi. C’est toujours à moi de m’adapter puisque ce n’est pas mon département d’origine – la fameuse intégration – dont on parle tant. Or, à la Réunion, pays du métissage par excellence, jamais nous avons marqué de différences avec les métropolitains, les indiens ou encore les chinois.

J’aurai évidemment voulu que ma fille grandisse dans cet endroit si cosmopolite mais nous sommes ici. En Auvergne. Pas un seul jour ne passe sans tristesse et sans profonde solitude car mine de rien il y a énormément de différences entre ses deux cultures. Je me heurte souvent à des réactions et des attitudes qui pour moi sont inadmissibles mais acceptables sur ce territoire.

Quoiqu’il en soit je ne manque pas une occasion de rappeler que mon enfant est aussi réunionnais, que j’ai le droit de suivre et d’appliquer mes traditions comme bon me semble. Que parfois les événements se déroulent à MA façon et si certains ne sont pas contents ce n’est en aucun mon problème.

Crois en tes rêves et deviens celle que tu veux

Je me rappelle d’une fille antillaise de ma promo à l’université qui m’avait dit un jour que j’avais des « rêves de blanc ». Qu’est-ce que cela signifiait ? Tout cela parce que j’aspirais à une carrière professionnelle ou à un niveau de vie correcte. Oui, pour elle le fait d’avoir des sacs Longchamp ou une paire de Louboutin voulait dire que je n’étais pas une vraie noire. Certes, ce ne sont que des futilités mais ce sont les miennes et cela ne me place pas dans une catégorie de personnes pour autant.

On me reproche souvent mon arrogance et mon côté « m’as-tu-vu ». Oui, je suis heureuse et fière de mon parcours : j’ai réalisé mes rêves d’aller le plus loin possible à l’école, de pouvoir m’offrir ce que je veux et d’aspirer à une autre vie que la plupart de mes amies d’enfance. Je ne suis pas meilleure qu’elles : je suis différente et je l’assume. J’entends aussi qu’être mariée à un « blanc » facilite mon indépendance et que si j’étais avec un autre j’aurai été réduite aux tâches ménagères. Il faut arrêter avec ce cliché, mon mari n’est pas arrivé sur son cheval (blanc) pour me sauver de la misère. Je n’ai pas été élevé ainsi dans cette attente du pseudo prince charmant et dans le souhait de fonder immédiatement une famille. J’ai voulu attendre, réfléchir et être sûre de mon choix car c’est irréversible de donner la vie.

Je souhaite que ma fille fasse ce qu’elle veut au moment où elle veut et qu’elle ne subisse pas tous « les paliers sociaux » et les cases dans lesquelles les gens se permettent de nous mettre en fonction de notre couleur de peau. OUI, elle peut être noire et réussir à l’école et NON dans la vie on peut avoir d’autres aspirations que de fonder une famille.

Je ne pourrai jamais agir sur l’opinion et les préjugés des autres mais c’est mon rôle de mère de faire en sorte que ma fille ait confiance en elle. Qu’elle n’ait pas honte de son métissage, pour que dans les moments où les autres choisiront la facilité en se moquant de son héritage elle ait l’intelligence de ne pas croire en leurs paroles.

31 Commentaires
  • Plumes à paillettes
    7 septembre 2017 à 9 h 37 min

    Ouah ! Effectivement je n’avais pas conscience qu’en 2017 il était encore possible de recevoir ce genre de réflexion et de se heurter à autant d’incompréhension parfois… j’aime toujours autant lire tes articles si juste et ta fille a beaucoup de chance d’avoir une maman qui se battra pour elle. Le métissage est une richesse et tu as raison ta fille est aussi réunionnaise et avoir à le préciser n’est pas normal !
    Je t’embrasse
    Coralie

  • Maman Sur Le Fil
    7 septembre 2017 à 10 h 29 min

    Je dois être encore bien naïve mais je pensais que ces réflexions étaient loin ou rares… Je m’aperçois que ce n’est pas le cas… Le metissage ne doit pas être une tare, une faiblesse ou quoi que soit d’autre ! C’est une réel chance d’enrichissement, d’ouverture aux autres… Tu as raison de te battre pour faire respecter cela, tes us, tes coutumes, tes envies tout simplement. Finalement, qu’elles soient liées à tes origines ou non !

    Virginie

  • Die Franzoesin
    7 septembre 2017 à 12 h 58 min

    C’est passionnant ce sujet ! Et bien que je ne sois pas concernée par le thème de la couleur de peau je retrouve énormément de points communs avec mon histoire, émigrée en couple mixte. D’ailleurs c’est drôle mais pour moi je n’avais pas imaginé que vous étiez un couple mixte. Je pensais qu’un couple mixte était un couple avec deux nationalités différentes. En tout cas je te souhaite bon courage pour la suite. Ici, trois ans après la naissance de mon aîné, on continue encore de me demander si il est plus allemand ou français.

  • Pititefleur
    7 septembre 2017 à 14 h 02 min

    Je suis vraiment effarée de lire le type de remarque que tu peux avoir. J’espère et je ne doute pas en te lisant que ta fille sera très fière de son métissage et de ses origines.
    Et je vais t’avouer que la question de savoir à qui l’enfant ressemble, me dérange profondément.
    Chaque enfant est un mélange de ses parents et des ses grands parents et de toutes les personnes précédentes. J’ai l’impression que souvent les gens essayent de s’approprier l’enfant en lui trouvant une ressemblance avec eux. J’ai d’ailleurs un de mes oncles qui a décrété que ma fille ne ressemblait pas à mon côté paternel. Franchement cela m’a blessé. De même que quand ma bm dit que ma fille n’a pas les beaux yeux bleus de son fils (ce que j’aurais bien aimé), mais bon mes yeux marrons ils sont très bien aussi après tout.

  • Madame Lavande
    7 septembre 2017 à 14 h 14 min

    J’ai moi aussi l’impression de tomber de haut en lisant ton article ! Je ne pensais pas que tu pouvais être si régulièrement confrontée à ce genre de remarques ! Mon mari me dit souvent qu’il a l’impression que je vois le monde avec un filtre « Bisounours » mais je dois bien avouer que parfois je réalise qu’il a raison et que les gens peuvent être vraiment odieux parfois !
    Je suis convaincue que le métissage de ta fille, elle saura en faire une force ! Surtout en voyant l’exemple de sa maman.
    Et je trouve que c’est tout à fait légitime que tu souhaites transmettre ta culture à ta fille au quotidien. D’autant plus que justement tu n’habites plus dans ta région d’origine.

  • Madame Bobette
    7 septembre 2017 à 16 h 56 min

    J’ai du mal à comprendre et concevoir comment encore aujourd’hui, en 2017, les gens peuvent réagir d’une telle manière (que ce soit « les blancs » par une forme de racisme ou « les noires » que te reprochent d’avoir des rêves de blancs…) Je suis même un peu choquée par tout ça bien que finalement ça ne m’étonne pas.
    Je te rejoins tout à fait sur le fait qu’il est important qu’elle connaisse sa culture réunionnaise. Mon mari est à 50% portugais et ne connais rien à sa culture paternelle. Son père n’a jamais souhaité lui transmettre (l’histoire familiale est compliquée bien qu’il a de très bonnes relations avec ses parents). Aujourd’hui, j’adore voir mon beau-père et partager avec lui sa culture mais des fois, je suis triste. Le jour où il ne sera plus là, qui transmettra cette culture à mes enfants car après tout, c’est un peu la leur aussi…
    En te lisant, ce que je me dis c’est que ta fille a une maman avec un caractère affirmé et que je suis certaine qu’elle en héritera pour aller le plus loin possible vers ses rêves peu importe la couleur de son métissage.

  • MamanDe4
    7 septembre 2017 à 21 h 09 min

    C’est vrai que comme les précédents commentaires, je ne pensais qu’on pouvait entendre ce genre de propos aujourd’hui. J’ose espérer que c’est plus de la maladresse que de la méchanceté, mais les gens ne se rendent pas compte de la portee de leur mot. Soit fière de tes origines et de la richesse multi-culturelle dans lequel tu vas élever ta fille.

  • Maman-Tout-Terrain
    8 septembre 2017 à 7 h 09 min

    Super interessant ton billet!
    En meme temps, tu as toutes les valeurs pour donner a ta fille les « bonnes cartes » afin de prendre sa vie en main, tel qu’elle le choisira, elle!
    Restez toujours fieres de vos racines reunionnaises! Les racines, c’est si important, et ca rend si fort… (Et nous aussi, dans un autre contexte, on en sait quelque chose…)

  • Le Rire des Anges
    18 septembre 2017 à 12 h 30 min

    Peut être qu’à Lyon ou Paris tu ne ressentirais pas tout ça ou moins en tout cas. Je n’aurais pas cru qu’encore aujourd’hui les gens soient si peu ouverts à la diversité culturelle! Quelle dommage!
    Si on etait voisine, je te demanderais si tu sais faire le poulet boucané et je te demanderait ta recette sans regarder si ta fille a tes traits, cheveux… ou pas!
    Mais tu sais pour mes 2 enfants (et j’suis blanche) les gens regardent mes 2 enfants, s’excusent et me disent qu’ils ressemblent à leur papa!!
    Et ça m’agace parce que moi je m’en fout, je ne vois qu’eux en tant qu’individu!

  • Jess
    29 septembre 2017 à 9 h 28 min

    Hello,
    J’ai découvert ton article via Picou (merci Picou !). Mon fils est métis eurasien mais je suis la partie blanche de l’équation. La vie en couple avec son père et la maternité m’ont ouvert les yeux sur le racisme ambiant (pourtant je viens du 93 – au niveau métissage ça doit valoir la Réunion, et on habite à Berlin – niveau Histoire je pensais qu’ils avaient appris leur leçon ). Je n’ai rien dit des années durant et depuis ma grossesse, je me suis promis de ne rien laisser passer puis au final, si je voulais vraiment ne rien laisser passer, je passerais mes journées à m’énerver (je te mets un lien si tu veux comprendre : http://lemamazine.com/index.php/2017/07/24/tu-viens-dou/) et je me dis que le plus important sera d’en parler avec lui quand il sera en âge de comprendre. Merci pour cet article dont la conclusion me fait me sentir moins seule, et surtout merci d’aborder un sujet dont on ne parle ici jamais assez (j’aimerais tellement que Buzzfeed traduise ça en français par exemple : https://www.buzzfeed.com/mirajacob/the-frustrated-white-persons-guide-to-discussing-racism?utm_term=.idnePNg4E#.rjWQrMDOj)

  • Boots And Pepper
    29 septembre 2017 à 14 h 43 min

    Article très poignant… Je comprends un peu ce dont tu parles, pour l’avoir vécu par procuration. Mon amoureux « d’enfance » (de 11 à 21 ans, c’est quand même pas rien) est d’origine antillaise. Lui aussi avait la peau claire, les cheveux lisses, et sa mère et lui avaient très souvent droit à des remarques. Il parait que le métissage peut sauter des générations… Toujours est-il, qu’il a beaucoup souffert et enduré les réflexions des « blancs », que j’ai entendues maintes et maintes fois pendant ces 10 années à ses côtés. Du « salut Banania », au « Tu veux un Smarties, ah non t’as déjà mangé trop de chocolat », en passant par des insultes au premier degré, j’ai pu réaliser combien on lui renvoyait sa couleur à longueur de journée… Parfois (souvent) par racisme pur et simple, mais très fréquemment sous forme de blagues qui ne faisaient rire que les idiots qui les prononçaient.
    Cela m’a toujours révoltée, je ne comprends pas et je n’accepterai jamais ce genre d’attitude. Il faudra du courage à ta fille, et c’est inadmissible d’avoir à se dire cela.
    Merci pour ce beau billet en tous cas, bises à vous.

  • Zazimutine
    29 septembre 2017 à 18 h 59 min

    Ton témoignage est très touchant!
    Non mais en fait si les gens pouvaient juste se taire des fois, ce serait plus simple. Couleur de peau, religion, milieu défavorisé, sexualité, infertilité, famille recomposée, les gens ont un avis sur tout! Juste… quand vous savez pas quoi dire, taisez-vous!!!
    Bon courage à toi dans ce combat 😉

  • Cécile
    30 septembre 2017 à 12 h 50 min

    Ton billet me touche d’autant plus que j’ai toute une branche de ma famille qui est Réunionaise.
    La partie qui m’amuse, c’est qu’ils sont blanc et/ou asiatiques d’apparence mais que, comme toi, ils se sont prit bien des clichés en pleine face quand ils sont venus vivre en métropole pour leurs études. Donc pour cette partie là, je ne pense pas que cela ne viennent que de ta couleur de peau
    Je fais partie de ces gens qui parlent de couleur de peau ou d’origine sans tabou : si tu as la peau foncée, ben pour moi tu es noire… cela signifie pour moi que tu porteras bien mieux que moi certaines couleurs (le jaune, le orange) mais que certaines couleurs t’iront moins bien (le bleu souvent).
    Avant d’avoir une collocataire pro d’amour d’origine antillaise, je ne me rendais absolument pas compte d’à quel point les gens te considèrent différemment quand tu n’as pas la couleur politiquement acceptable. j’aurais des tas d’anecdote sur notre vie ensemble à elle et moi à raconter, mais ce n’est pas le propos. Ce que j’en retire, c’est que quand je vois certains comportements des gens vis à vis d’elle, j’ai parfois des doutes : se permettraient ils d’agir ainsi si elle était blanche ? Ou si elle était un homme ?
    Impossible à savoir, la plupart du temps.
    Ce sont des problématiques que l’on ne peut comprendre tant qu’on ne les vit pas de près.
    Pour ta fille, tu sauras faire. Tous les jours, par ton exemple, elle apprendra ses origines. Et puis elle ira voir là bas, les plages, les cirques et le soleil.
    Je suis navrée que tu n’aies pas pu donner le ton créole que tu souhaitais à ton mariage. Ma famille s’est fait plaisir durant le mien en chantant certaines chansons et cela a apporté une dimensions particulière qui dépassait les murs d’un manoir breton. J’espère que, petit à petit, ils intègreront cette donnée comme partie de la famille de ton mari. Car en t’épousant, il a épousé ton île

  • Flora
    2 octobre 2017 à 13 h 20 min

    J’ai mis du temps avant de commenter mais me voilà enfin ! Je suis agréablement surprise de voir que personne n’est venue te dire qu’on voit le racisme partout. J’étais tombée de haut quand une commentatrice de SNT m’avait sorti ça quand j’avais écrit sur ma vie de femme noire…
    Ma métisse n’est pas encore là mais je sais d’avance que je dois me préparer à tout ça. À la fin de la journée ce qui est important est de savoir écouter que ce qui nous fait du bien, et de savoir qu’on peut se faire une petite place malgré tout.

  • Charlotteauxpetitspois
    2 octobre 2017 à 18 h 24 min

    Je n’en reviens pas des réflexions de certains. C’est incroyable, surtout quand tu dis que c’est ton quotidien.
    Concernant la ressemblance, bien que ce soit sur un autre champ, je peux comprendre. Longtemps, la famille de mon mari m’a dit que la petite était une Nomdefamilledumari et que veiament, elle n’avait rien d’une Monnomdefamille. Mais alors là rien du tout, la preuve c’est sa tante L. Au meme age. Elle n’a vraiment rien pris de toi.
    Bon c’est un contexte différent mais ca avait déjà le don de m’énerver prodigieusement alors ce genre de remarques couplées a des réflexions sur sa couleur de peau: waw! Tu es drôlement zen.
    Et finalement, c’est peut être bateau mais si vrai : l’amour n’a pas de couleur ni de frontière.

  • Alittlerainbow37
    15 octobre 2017 à 20 h 46 min

    Je suis sûre que ta petite puce s’épanouira d’autant plus dans un environnement multiculturel, pour ma part je trouve que c’est une vraie richesse ! Elle découvrira la beauté de votre ile ainsi que tous tes souvenirs lors de votre prochain voyage qui est attendu avec impatience! Je ne peux qu’ imaginer a quel point c’est difficile de s’intégrer dans une région tellement différente de la tienne, et j’espère que tu rencontreras d’autres personnes qui te feront apprécier un peu plus l’ Auvergne.
    Petit apparté : ma fille n’a pas pas être métisse, étant aussi blonde que je suis brune, on me demande si c’est bien la mienne

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